
Plein-Jour – Ombres, figures, silhouettes
Ombres, figures, silhouettes
Exposition du 5 décembre 2025 au 4 janvier 2026.
Fanny ALLIÉ
Carmen DELGADO
Alexandra DUPREZ
Vincent FUNEL / David LOCKE
Pascal SORG
Avant d’être supplanté par la photographie et l’invention du daguerréotype, c’est au portrait à la silhouette ou portrait d’ombre qu’il revint, dès le XVIII ème siècle, de satisfaire un public soucieux de laisser trace de lui-même mais n’ayant pas toujours les moyens – ni le temps – de requérir aux talents de portraitistes accomplis.
Peint en noir, rapide d’exécution et peu onéreux, le portrait à la silhouette ne retenait de son modèle que le profil. Il pouvait être exécuté en suivant le contour de l’ombre projetée du sujet, celui-ci étant placé devant un fond clair et éclairé par une bougie. Tombé en désuétude, ce procédé ne survécu que sous la forme de papiers noirs découpés, activité ludique ou commerciale telle que la pratiquait encore, jusque dans les années 1980, le sculpteur Job à Locronan.
Écho lointain des mains négatives des grottes de la préhistoire, la silhouette peinte joue des interactions de la lumière et de l’ombre, de la présence et de l’absence.
La présence humaine entre lumière et obscurité, forme et contour, plein et vide : C’est ce même fil conducteur qui réuni les cinq artistes de cette exposition. Fanny ALLIÉ, Carmen DELGADO, Alexandra DUPREZ, Vincent FUNEL et Pascal SORG y explorent la figure comme une trace, un passage, un jeu de contours où l’ombre devient sujet à part entière.
Entre transparence et densité, effacement et révélation, ces œuvres interrogent ce que la silhouette raconte de nous : l’absence, le mouvement, la mémoire. Chaque trait, chaque fragment de tissu, chaque nuance de gris ou de couleur, cherche à saisir ce moment fragile où la forme naît de la lumière – ou s’y dissout.
Plein-jour dédie cette exposition à la mémoire de Vincent Funel. En nous présentant les peintures qu’il avait à cœur de poursuivre et de partager malgré la maladie, Vincent – il signait ses œuvres David Locke – fit naître l’idée et le désir d’une thématique qui, après sa disparition, résonne encore plus fort en nous.
Fanny Allié

Fanny Allié

Fanny Allié

Fanny Allié
Fanny Allié est née à Montpellier, dans le sud de la France. Elle vit à Brooklyn et travaille depuis son studio à l’Elizabeth Foundation for the Arts à Manhattan, New York. Après avoir obtenu son master à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, en 2005, elle s’est installée à New York.
La galerie Giovanni Bonelli (Milan, Italie), l’université de Princeton (New Jersey), la galerie Kaliner, la galerie Equity, DOT Art, la galerie A.I.R, le département des parcs et loisirs de la ville de New York, la Hudson Yards Alliance (New York), l’église Saint-Eustache (Paris, France) et le Hyatt Centric (Philadelphie) ont organisé des expositions individuelles et des installations publiques de ses œuvres. La Tappan Gallery, la Owen James Gallery, la NYU/Gallatin Gallery, la Dorsky Gallery, Freight + Volume, la BRIC Rotunda Gallery, la Dekalb Gallery/Pratt Institute, l’université du Connecticut, Mana Contemporary, le musée des arts et métiers de Hambourg, le Bronx Museum et le Teachers College de l’université Columbia, entre autres, ont présenté ses œuvres dans le cadre d’expositions collectives. Fanny a reçu diverses bourses et résidences, notamment AIM (Bronx Museum), BRIC Lab Fellowship, Emergency Grant (Foundation for Contemporary Arts), A.I.R. Fellowship Program, Robert Blackburn Printmaking SIP Fellowship, Elizabeth Foundation for the Arts Studio Program, Yaddo Residency, Dieu Donné Workspace Residency, NYSCA/NYFA Artist Fellowship (Craft/Sculpture), MacDowell Fellowship, Puffin Foundation Grant, Wildacres Residency et National Arts Club Artist Fellowship. Ses travaux ont été publiés dans le New York Times, The Guardian, Time Out, ARTnews, NY Magazine, Brooklyn Magazine, Hyperallergic, Le Monde Diplomatique, Blouin Art Info, DNA Info, Marie Claire Italie, AM New York, entre autres.
Le travail de Fanny Allié explore les thèmes de la mémoire, de la perte, de la marginalité et du corps à travers des installations, des sculptures et des collages réalisés à partir de matériaux récupérés. Elle s’intéresse particulièrement aux objets abandonnés et aux traces laissées par les êtres humains dans l’espace urbain, qu’elle ré-assemble pour raconter des histoires de vies invisibles ou oubliées. Ses œuvres poétiques et sensibles questionnent la notion de présence et d’absence tout en soulignant la beauté du quotidien et des fragments du monde qui nous entoure.
Carmen Delgado

Carmen Delgado

Carmen Delgado

Carmen Delgado
Carmen Delgado est née à Barcelone en 1968. Artiste peintre diplômée des Beaux-arts en 1991, spécialité peinture. En 2000, elle s’installe dans une petite ville proche de Barcelone où elle fonde, avec son partenaire, sa propre entreprise de design tout en poursuivant ses recherches picturales. Son travail est présenté lors d’expositions solo ou collectives mais également dans le cadre d’expositions à l’atelier que Carmen Delgado conçoit comme des liens avec sa ville.
« (…)on choisit de peindre parce que c’est mieux que de ne pas peindre, parce que c’est prodigieusement inutile et que même si cela n’a pas d’importance en général, cela en a beaucoup pour celui qui s’en soucie.
Mon processus tente de contextualiser l’action de peindre dans le cadre de l’innocence,
comme une réinitialisation ou une purification de la pensée. J’attends de ressentir le besoin d’une forme initiale et d’une couleur, et je superpose des actions qui modifient la surface jusqu’à atteindre une connexion très intime. Je m’accroche au langage et à sa matérialisation, qui est insondable, infinie.
(…) Je m’intéresse à l’abstraction et à l’exploration de la limite qui la sépare de la représentation d’objets « réels ». Elle est si fine, diffuse et parfois déroutante qu’elle nous invite à la questionner. Si nous le faisons, il en ressort des énoncés – presque toujours pleins de poésie – qui peuvent nous faire réfléchir sur notre rapport à la présence – l’être et la forme des choses – et au sens. » Carmen Delgado
Alexandra Duprez

Alexandra Duprez

Alexandra Duprez

Alexandra Duprez
Née en 1974 à Quimper, Alexandra Duprez vit et travaille à Douarnenez. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Quimper en 1995 (DNAP), elle décide alors de se consacrer exclusivement à la peinture, qu’elle expose d’abord dans le cadre de son atelier, puis en galeries. Elle est actuellement représentée par les galeries COA au Canada, galerie HAGD au Danemark, galerie DYS en Belgique, Pulp gallery aux USA, Moving gallery en Hollande. En 2015, elle participe à la création de la galerie Plein-Jour à Douarnenez, qu’elle co-dirige depuis. Elle travaille également avec les maisons d’éditions, Esperluète en Belgique et Chose Commune en France.
Au centre du travail d’Alexandra Duprez se trouve le corps humain, un corps qui se dédouble, s’efface et se transforme, pour devenir un être en constante mutation, mi-animal, mi-végétal. Par ajout et recouvrement, couche après couche, l’artiste crée ce qu’elle appelle des « lambeaux d’images », fragments d’une histoire sans cesse réinventée, aux ramifications foisonnantes. L’oeil s’égare, comme dans une forêt métaphorique née de l’inconscient de l’artiste. Ses motifs récurrents ouvrent un chemin vers l’inquiétante étrangeté de son théâtre intérieur. Karen Louÿs
Entamée depuis quelques mois, la série des peintures et collages sur des reproductions en noir et blanc de statues grecques ou médiévales, exacerbe encore le principe du palimpseste cher à l’artiste. Partiellement ou presque entièrement recouverte, détournée, augmentée, raccourcie… la figure sculptée, ré-investie par la peintre, se métamorphose. Un corps de substitution se fait jour, hiératique et bigarré, à la limite de la dislocation.
Vincent Funel / David Locke

Vincent Funel / David Locke

Vincent Funel / David Locke

Vincent Funel / David Locke
1957 Marseille / 2025 Rennes.
De son travail, essentiellement réalisé à partir de matériaux trouvés au hasard des rues et de photographies personnelles, naissent des tableaux d’apparence abstraite que l’on pourrait qualifier de poésie représentative. Son imaginaire d’enfant se pose sur des petits bouts de vie qui finissent par s’assembler. Au devant de ses toiles : personnages étranges, objets indéfinis, malaises, joies ou souvenirs vécus ou espérés. Cherchant l’erreur, voire l’accident, la finalisation de ses projets se fait presque les yeux mi-clos. Cette série est un ensemble incohérent de ses souvenirs fantasmés et des traumas de son enfance. Sans la douleur, quels repères ? Aude Bartoszewski
Pascal Sorg

Pascal Sorg

Pascal Sorg

Pascal Sorg
Né à Stuttgart en 1996, Pascal Sorg vit et travaille entre Paris, New York, le Finistère, et l’Allemagne.
Il crée en réaction à des questions politiques urgentes telles que la guerre, le colonialisme, la diaspora, les déplacements de population et les protestations sociales. Ses dessins, peintures et sculptures sont l’expression impulsive d’une forme de « mémoire corporelle » et cryptique.
Pascal Sorg peint et dessine spontanément, suivant son intuition, ses oeuvres se caractérisent par une pensée sérielle. L’artiste évite toute représentation ouvertement réaliste des traits individuels, dans ses œuvres se dessine une vision de la figure qui tends vers l’abstraction.
Artiste nomade, qui se déplace avec son atelier à travers le monde, ses œuvres sont réalisées en chemin.
En ce moment, il collabore avec l’écrivain et réalisateur allemand Alexander Kluge sur un projet d’édition/exposition.
